April 02, 2018

Press Article by Skut Musikkultur (AT) about Death in Haiti

Skug Felix Blume Death Haiti

https://skug.at/felix-blume-death-in-haiti-funeral-brass-sounds-sounds-of-port-au-prince/
Wer sagt eigentlich, dass Beerdigungen immer von choraler Kirchenmusik begleitet werden müssen? Kulturen sind verschieden und so sind ihre Rituale – da macht auch der Gang des letzten Weges keine Ausnahme. Sogenannte Jazz-Beerdigungen kamen Anfang des 20. Jahrhunderts in den Südstaaten der USA auf und breiteten sich bald – die römisch-katholische Kirche missbilligt säkulare Musik bisweilen noch heute – über ethnische Grenzen hinweg aus. Es sind meist traurig-schleppende Ragtime-Märsche – Trauermärsche, wenn man so möchte – die die Prozessionen begleiten und den Verstorbenen die letzte Ehre erweisen. Eine typische Jazz-Beerdigung ist also eine ebenso anmutige wie ergreifende Zeremonie, denn die Musik strahlt alles aus, was der christlich-klerikale Mief nicht auszustrahlen vermag: aus einer ohnehin schon betrübten Situation eine solche der Akzeptanz und Annahme zu machen.
Der Sounddesigner Félix Blume hat es sich zur Aufgabe gemacht, genau jene für europäische Verhältnisse sicherlich ungewohnten Rituale zu dokumentieren. Entstanden ist dadurch ein einfühlsames, manchmal herzzerreißendes, aber stets auf die Integrität des Anlasses bedachtes Album. In Port-au-Prince, der Hauptstadt von Haiti, begleitete Blume 15 verschiedene Trauerprozessionen, fertigte akribische Soundportraits an und ermöglicht so einen seltenen Einblick in die Phasen des Abschiednehmens auf der Karibikinsel. »Death in Haiti: Funeral Brass Sounds & Sounds of Port-au-Prince« ist eine beeindruckende Arbeit, die persönlich nahegeht, ohne dabei die Distanz und Integrität der Betroffenen zu verletzen. Sie erinnert an die Vielfalt und Diversität unserer Kulturen; daran, dass Traditionen nichts Festgeschriebenes, scheinbar Unabänderliches sind, sondern vielmehr von eben dieser Vielfalt getragen werden. Denn den Tod nach außen zu tragen, ihn als Teil des Lebens – und nicht als sein Ende – zu begreifen, das ist eine Aufgabe, die in vielen Gesellschaften immer noch nach hinten gedrängt und tabuisiert wird. In diesem Sinne kann das Album auch als ein ethnologischer Brückenschlag gehört werden. Reflektiert, beeindruckend, schön!
 

January 18, 2018

“Mutt dogs” : le docu qui a du chien sur RTBF-Culture

RTBF cutlure

Et si les chiens avaient aussi le droit à leur podcast ? Arte l’a réalisé avec ce documentaire en binaural.
L’enregistrement en son binaural permet une immersion sonore en trois dimensions assez incroyable. C’est un peu comme si l’on était à la place du sujet et que l’on vivait l’expérience, à la manière de la première personne dans certains jeux vidéos. Le documentaire “Mutt Dogs” (qui signifie “cabots”) de Félix Blume et Sara Lana utilise cette méthode d’enregistrement pour plonger le spectateur dans le quotidien des chiens errants brésiliens.
Les réalisateurs ont placé des capteurs sonores directement sur des chiens nommés Marmita, Pretinha, Nina, Bob, Frida et Una. Ces preneurs de son improvisés font découvrir ainsi leur monde à quelques centimètres du sol, dans le quartier de Belo Horizonte. Plongés dans le quotidien des chiens des rues, on ressent leurs appréhensions, leurs peurs, on devine leur rapport sociaux, on imagine les rencontres auxquelles ils font face, les bruits de poubelle…“Mutt Dogs” n’est pas la première expérience de ce genre bien-sûr mais le documentaire met en lumière cette technique très intéressante et encore peu connue du grand public qu’est la captation binaurale.
https://www.rtbf.be/culture/pop-up/culture-web/detail_mutt-dogs-le-docu-qui-a-du-chien?id=9813632

January 03, 2018

Télérama: En attendant le train de l’espoir, au Mexique

Illegal migrants rest on a railway line in Huehuetoca, August 2, 2012. Hundreds of Central American migrants on their way to the United States are now forced to seek shelter in the open air due to the closure of an important migrants' shelter in the state. The San Juan Diego shelter in Lecheria was temporarily closed earlier this month by church authorities because of complaints by neighbours who said the migrants had become disruptive to the neighbourhood and were contributing to insecurity in the area, which is located along the train tracks that many migrants use to travel north. Days after, a temporary shelter, located under a bridge near the suburban train station, was opened but neighbourhood organizations also requested its closure. REUTERS/Edgard Garrido (MEXICO - Tags: SOCIETY IMMIGRATION POLITICS TPX IMAGES OF THE DAY) - GM2E8830YNO01

La Lechería, à Mexico : une zone où, le long des voies, transitent des migrants afin de gagner les Etats-Unis. Dans cette création sonore, Félix Blume en a capté l’atmosphère.
« Le long des rails du quartier de la Lechería à Mexico, on imagine l’avenir, on réinvente le passé », résume Félix Blume, par ailleurs preneur de son pour le cinéma. Pour prendre la mesure de ses propos, il nous reste à fermer les yeux puis à imaginer, en écoutant l’atmosphère de Fuga, une pièce sonore dépaysante diffusée sur Phaune Radio. Une immersion dans le quotidien de migrants en transit à travers les ambiances de ce carrefour de tous les possibles.
Sur quelle impulsion avez-vous capté l’ambiance de cet endroit ?
Dans la presse locale, la Lechería est décrite comme une zone de non-droit, où les gangs et la police se disputent le terrain. Un lieu peu fréquentable, où les journalistes ne sont pas les bienvenus. J’y suis donc allé la première fois avec un petit enregistreur, avisant une amie au cas où je ne donnerais pas de nouvelles. J’ai fini cette première journée sous un pont à manger avec des migrants du Salvador, et j’ai marché des kilomètres à leurs côtés.
Qui sont ces gens qui courent le long des rails ?
Ils vont vers le nord ou en reviennent. La plupart sont déjà arrivés jusqu’à la frontière des Etats-Unis sans pouvoir la traverser, d’autres se sont fait expulser. Vivre près des rails, c’est pour eux la possibilité de monter à tout moment dans un train qui les emportera ailleurs. Ceux qui n’ont pas les moyens de payer un bus n’ont, hélas, pas non plus les moyens de s’offrir un « coyote » [un passeur, ndlr] pour les aider à traverser la frontière. Leur chance d’atteindre leur destination reste très limitée… Ils en sont conscients mais gardent néanmoins l’espoir d’accomplir leur rêve américain.
Vous livrez le son aux auditeurs sans explications, est-ce pour mieux les embarquer ?
Il existe énormément de manières de parler d’un sujet, la création sonore en est une que j’affectionne. Faire écouter une situation sans la contextualiser au départ, c’est stimuler la curiosité, l’envie d’en savoir plus sur les gens et les lieux cachés derrière ces sons.
Mettez-vous vos captations sonores en scène ?
J’essaye d’induire des rapports de sons, de sens, de rythme, de musicalité… jusqu’à fabriquer une pièce sonore qui tienne la route. Je suis dans un état entre l’errance et la quête, à l’encontre de ce que l’on m’a enseigné en école de cinéma : penser avant d’agir, définir les plans avant de les tourner… Car je pense qu’il faut savoir écouter pour bien enregistrer.
Par Carole Lefrançois
http://www.telerama.fr/radio/en-attendant-le-train-de-lespoir,-au-mexique,n5394364.php

July 05, 2017

Radio Station Essence : Entretien avec Félix Blume

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Entretien avec Félix Blume qui nous dédicace sa pièce “Jack the pump”. La chorale des pompes à essence et autres bijoux sonores à retrouver en écoute sur https://soundcloud.com/radio-stationessence/entretien-felix-blume